Chapter 25 -Les Récits Sélénites

Effets d’emprises de Sélène DEROSE.

En collaboration avec l’auteure, je vous présente aujourd’hui un recueil de nouvelles, cinq au total, deuxième volet des Récits Sélénites.

Préface ~ Extraits:

La collection Les Récits Sélénites compte aujourd’hui ce nouveau recueil Effet d’Emprises. Si le premier volet Quêtes, d’ombre et de lumière se situait à la frontière entre obscurité et espoir, ce deuxième vous plongera dans un univers fantastique plus sombre et plus tortueux. Au cœur d’une atmosphère aussi incertaine que la brume, l’influence flotte. Une emprise qui peut revêtir différentes formes, imposer diverses conséquences.

[…]

N’oubliez pas d’éteindre les lumières superflues pour vous plonger dans l’ambiance.

Mon avis:

J’éteins les lumières et c’est parti! J’apprécie le format « nouvelle » parce qu’on ne perd pas son temps, on va droit au but. Et Sélène Derose y arrive très bien. L’écriture est rythmée, et les sensations évoluent au fil des lectures: on se perd, on frissonne, on se questionne.

Ce n’est pourtant pas mon style de lecture habituel mais j’ai accroché très vite. Le fantastique est présent mais par petites touches, et parfois même on se demande « Et si c’était possible?! ». J’aime ce côté un peu surnaturel mais pas trop poussé, un peu de magie pour un peu de frissons.

Ma nouvelle préférée parmi les cinq présentes dans ce recueil est Abomination. Un texte engagé, des convictions chuchotées et un personnage singulier, j’ai nommé TiCaillou! Je me suis laissée emporter par cette nouvelle du début à la fin, je suis passée par toutes les émotions. Un petit bijou!

Et la dernière du recueil Le musée des légendes est fantastique, je vous laisse la découvrir!

Vous l’aurez compris j’ai adoré cette lecture, merci Sélène!

Petit conseil: lisez les nouvelles dans l’ordre et éteignez vraiment les lumières, c’est magique!


Pour en savoir plus:

http://www.selenederose.com

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Chapter 24 – L’Unité Alphabet

… de Jussi ADLER OLSEN, publié ici chez France Loisirs.

Quatrième de couverture

L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’horribles traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est.

Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des Jeux olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ces traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller des démons d’un passé plus présents que jamais.

Mon avis

Ce roman est le premier que je découvre de Adler Olsen. Et on ne part pas du bon pied tous les deux!

Je déteste les quatrièmes de couverture qui en disent trop! Le roman fait 628 pages divisées en deux parties. A la fin de la lecture de cette quatrième, vous pouvez directement vous rendre à la page 302, deuxième partie.

Bien entendu, il se passe des événements dans la première partie qui permettent d’installer l’intrigue mais on s’y attend si on a eu le malheur, comme moi, de lire le dos du roman.

Le début du roman est dynamique, les personnages entrent en scène, le décor se pose. Mais tout est tellement prévisible car déjà connu, c’est vraiment dommage, car on aurait pu aller de surprise en surprise.

La deuxième partie traîne en longueur et j’avais du mal à voir où l’auteur voulait m’emmener. Je n’aime pas ne pas finir un roman, j’ai l’impression de ne pas lui laisser sa chance. Mais une fois bouclé, j’étais plutôt contente. Pas du dénouement, qui est plutôt léger et décevant, mais de l’avoir fini tout simplement et de passer ENFIN à autre chose.

Au suivant…

Chapter 23 – La moustache

… d’Emmanuel Carrère publié chez Folio.

Quatrième de couverture

Un jour, pensant faire sourire votre femme et vos amis, vous rasez la moustache que vous portiez depuis dix ans. Personne ne le remarque ou, pire, chacun feint de l’avoir jamais remarqué, et c’est vous qui souriez jaune. Tellement jaune que, bientôt, vous ne souriez plus du tout. Vous insistez, on vous assure que vous n’avez jamais eu de moustache. Deviendrez-vous fou? Voudrait-on vous le faire croire? Ou quelque chose, dans l’ordre du monde, se serait-il détraqué à vos dépens? L’histoire, en tous cas, finit forcément très mal et, d’interprétations impossibles en fuite irraisonnée, ne vous laisse aucune porte de sortie. Ou bien si, une, qu’ouvrent les dernières pages et qu’il est fortement déconseillé d’emprunter pour entrer dans le livre. Vous voici prévenu.

Mon avis

En recopiant cette quatrième, et par conséquent après avoir lu le roman, je réalise que tout le roman tient dans ce texte: 183 pages résumées en quelques lignes.

Mon opinion sur ce roman ne sera pas tranchée car je ne sais absolument pas quoi en penser.

L’idée de départ est plutôt bonne et prête à sourire. Les première pages installent l’intrigue et les interrogations arrivent rapidement. Cela donne l’impression d’être dans une enquête policière mais le roman se traîne en longueur(s) trop souvent, et l’impression de jouer les détectives disparaît aussi vite qu’elle est venue.

Cependant l’auteur a réussi le tour de force de nous donner envie de connaitre le dénouement et, par conséquent, de nous faire avaler les pages à une vitesse folle.

Voilà donc la raison pour laquelle je trouve que le roman est intelligent mais paradoxalement tellement ennuyeux, avec une fin qui vous laissera un goût de « je me suis fait avoir »!

Bref je vous laisse découvrir…

Chapter 22 – Les Morsures de l’ombre

… de Karine GIEBEL ➡️ Livre gagné grâce à un concours organisé par @naissou46_books


Préambule

Oui ça fait longtemps que je ne suis pas venue par ici, écrire un chapitre, donner des idées lectures et partager mes trouvailles livresques.

La vie étant carrément un peu difficile parfois, mes lectures et ce blog ont été mis en pause.

But I’m back! ✨📚❤️


Quatrième de couverture

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.

A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.

Pourquoi lui? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince.

Mon avis

Après Terminus Elicius, me voilà de nouveau avec un thriller de Madame Karine GIEBEL dans les mains, et j’ai hâte!

Prix SNCF du polar français, Prix Intramuros et prix international du Roman Noir, le livre est connu et reconnu.

Le rythme est soutenu, l’ambiance étouffante et l’intrigue haletante: encore une fois, j’ai été happée et je l’ai dévoré en quelques soirées.

Mi-décembre à Besançon, le commandant de police Benoit Lorand va encore une fois tromper sa femme, Gaëlle, avec une jolie rousse prénommée Lydia.

Mais le réveil n’est pas celui escompté: du béton froid, la tête qui cogne et des barreaux qui le retiennent prisonnier.

Les coups sont tellement violents que vous allez retenir votre souffle.

La torture est tellement tordue que vous allez être obligés de faire des pauses dans votre lecture.

Vous allez tellement vouloir trouver le coupable que vous allez soupçonner tout le monde.

Et la fin va vous laisser essoufflés…

Bonne lecture les amis…

Chapter 21 – Code 93

Belle découverte, nouvel auteur: Olivier Norek et son premier polar Code 93, publié ici chez Pocket.

Quatrième de couverture:

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.

Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste: celle d’un mystérieux dossier, le « Code 93 »?

Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

Mon avis:

Première enquête pour le capitaine Victor Coste et premier polar pour Olivier Norek, lieutenant de police de son état!

J’ai adoré l’écriture, le rythme, les personnages. S’il y a des amateurs de séries parmi vous, l’équipe de Coste fait penser à celle de Laure Berthaud de la série Engrenages. Par conséquent je suis fan, comme la série!

Plusieurs enquêtes en parallèle, avec différents degrés d’importance, un esprit d’équipe à toute épreuve et l’impression d’avancer dans l’enquête à la même allure que les policiers eux-mêmes. Un peu d’humour et une touche de séduction, le mix parfait!

Et si vous êtes tristes de quitter le beau Victor (parce que oui je suis certaine qu’il est beau gosse!), réjouissez vous Territoires vous attend et fera l’objet d’un « next chapter very soon »!

Chapter 20 – Chanson douce

Vingtième chapitre, vingtième chronique… Après ce long silence de plusieurs semaines, je reviens avec un roman magnifique: Chanson douce de Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016, publié chez Folio.

Résumé:

Lorsque Myriam décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise et sont conquis par son aisance avec Mila et Adam, et par le soin bientôt indispensable qu’elle apporte à leur foyer, laissant progressivement s’installer le piège de la dépendance mutuelle.

Mon avis:

Le premier chapitre vous laissera très certainement sans voix, vous prendra aux tripes et vous donnera envie de dévorer la suite, vite, très vite. Je ne peux pas vous en révéler beaucoup sans vous gâcher la « surprise » de ce premier chapitre qui est tellement déstabilisant.

Myriam, la maman, est tiraillée entre l’envie de reprendre son travail et le besoin viscéral de rester avec ses enfants: « Cette nounou, elle l’attend comme le Sauveur, même si elle est terrorisée à l’idée de laisser ses enfants. Elle sait tout d’eux et voudrait garder ce savoir secret. » (page 27 de la présente édition) Cette situation doit parler à bon nombre de papas et de mamans, ce qui rend ce roman encore plus poignant.

Des frissons tout le long de ma lecture, j’ai adoré ce roman. Amatrice de polar, j’ai été agréablement surprise par l’écriture de Leïla Slimani que je lisais pour la première fois. Le ton est détaché et, paradoxalement, on a l’impression de tout savoir des personnages, sauf le pire…

L’émotion est vive quand on lit les dernières lignes de ce roman…

Chapter 19 – Il est grand temps…

…de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi, publié aux éditions Fayard.

J’avais déjà entendu parler de l’auteure mais je n’avais lu aucun des romans. Je vais rattraper mon retard très rapidement!

Résumé:

Anna, la mère, fait de son mieux pour joindre les deux bouts et le jour où tout bascule professionnellement pour elle, elle plaque son quotidien et part à l’aventure avec ses filles. La destination? Voir les aurores boréales, thème de l’exposé de sa fille cadette, Lily, collégienne.

Cette gamine est drôle et intelligente, avec une fâcheuse tendance à déformer les expressions françaises: « Je me suis fait un peu remonter les jarretelles » (page 227 de la présente édition) ou « …quand elle était au collège, elle était le bouquet mystère » (page 271). Elle analyse toujours finement les situations avec un humour décapant.

L’aînée Chloé a 17 ans, enfin 18 ans dans trois mois. Et c’est ce qu’elle attend avec impatience. Elle est brillante, mais elle veut juste travailler le plus vite possible pour aider sa mère à payer les factures. Ses relations amoureuses la détruisent petit à petit même si elle ne veut pas l’admettre. Elle se sent incomprise et gênante, une adolescente mal dans sa peau et qui se cherche.

Voici donc notre trio infernal en vadrouille, direction les pays scandinaves, avec de jolies rencontres, des paysages magnifiques et des rebondissements magiques.

Mon avis:

J’ai avalé les pages à une vitesse folle, il m’a suffi d’un petit week-end pour le finir. Les chapitres étant plutôt courts, on se dit qu’un de plus ce n’est pas si grave et, de fil en aiguille, il est 2h du matin!

Les descriptions des paysages donnent clairement envie de prendre sa voiture et de voir si tout ça est vrai. Les personnages principaux ET secondaires sont attachants et les dialogues sont croustillants. Rire et émotion garantis!

Ce livre m’a fait du bien, après avoir lu un polar hyper noir! Il fait voyager en étant dans son canapé.

Ce roman est beau tout simplement…

Petit bonus: n’oubliez pas de lire les remerciements, aussi émouvants que le livre en lui même!