Bloody Fleury – Festival du Polar

Ce week-end, du 31 janvier au 2 février, se tenait le festival du polar Bloody Fleury à Fleury-sur-Orne, près de Caen, en Normandie.

Une cinquantaine d’auteurs présents, des tables rondes, une murder party, des bénévoles, des lectures pour enfants, des siestes littéraires, un programme complet, pour tous les âges et pour tous les goûts.

Pour ma part, je venais pour découvrir la sélection des prix jeunesses et rencontrer Sophie Hénaff, auteure de « Poulets Grillés », « Rester Groupés » et son nouveau polar « Art et Décès » (éditions Albin Michel).

Ce fut une très belle rencontre et une jolie dédicace, je l’attendais depuis longtemps. Les petits bonheurs d’une blogueuse littéraire 😊

Ce festival m’a permis de rencontrer de nombreux auteurs que je ne connaissais pas comme Julie Ewa qui m’a dédicacé « Les petites filles » (Editions Livre de poche) et Sophie Loubière et son « Black Coffee ».

J’ai également échangé avec Christos Markogiannakis , qui mêle dans ses romans l’art et le polar, et Cécile Cabanac, auteure de « Des poignards dans les sourires », polar qui malgré les apparences ne parle pas de vin 😂

Concernant les prix jeunesses, je suis repartie avec deux BDs « Léo et Lola » dédicacées par Marc Cantin ainsi que deux livres de la sélection CP/CE1 « Une enquête de Lao et Giga » et le lauréat « Super-Ouaf en Egypte » dédicacé par Hélène Convert, illustratrice.

Une super expérience, riche de rencontres et découvertes, pour ce « jeune » festival qui en est à sa cinquième édition. A l’année prochaine!

Chapter 34 – Comme le premier mouvement…

…de l’hiver, premier roman de Virginie Vauthier, chez Librinova.

Quatrième de couverture

Elise Nogard, une jeune femme de trente ans, revient de Normandie, où elle a passé les fêtes de Noël en famille. Dans le train du retour vers Paris, elle rencontre Raphaëlle Lefebvre, normande elle aussi, avec qui elle sympathise. Une histoire d’amitié naît entre ces deux femmes qui se complètent. Elise est réservée, rêveuse et raisonnable ; Raphaëlle, excentrique, provocatrice et entreprenante. Son arrivée dans la vie d’Elise la chamboule. Elle change. D’abord par ses tenues vestimentaires, puis par l’assurance qu’elle gagne, et le grain de folie qu’elle peut mettre dans sa vie. Pourtant, Raphaëlle est parfois mystérieuse. Son comportement est étrange à certains moments. Elise est persuadée que son amie a un passé douloureux et elle se donne tous les moyens pour la mettre en confiance. Elise la présente aux personnes qui lui sont chères et l’intègre à son quotidien. Sa vie en sera transformée.

Mon avis

Quand une amie m’a parlé de ce premier roman, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Auteure vivant dans ma région je voulais découvrir et FAIRE découvrir sa plume si j’étais conquise. Et vous êtes en train de lire ces lignes…

Partie sur ma lancée de lire uniquement des romans 100% féminins (auteur+personnage) depuis le début de l’année, je me suis lancée dans cette lecture que j’ai terminé très rapidement. Je ne vais pas vous cacher que j’ai été agréablement surprise d’être tant happée par l’intrigue.

Amatrice de polar, j’ai aimé l’ambiance pesante toute en finesse, les soupçons vite balayés par un bon mot ou un retournement de situation, et le final, grandiose!

Et le petit plus que j’adore dans l’écriture de Virginie Vauthier ce sont les descriptions. Les lieux, les souvenirs, les sensations, tout est limpide, en finesse, tellement agréable à lire.

J’espère encore avoir la joie de lire cette auteure, car ce premier roman est franchement une réussite, BRAVO!

* * *

Pour en savoir plus et/ou pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

Chapter 33 – La libraire de la place…

aux herbes de Eric de Kermel, publié ici chez J’ai lu éditions.

Il s’agit d’un roman qui sent bon l’été et le soleil, je l’ai acheté pendant mes vacances dans la Drôme, dans la merveilleuse librairie Sauts et Gambades à Dieulefit (26).

Quatrième de couverture

La librairie de la place aux Herbes à Uzès est à vendre! Nathalie saisit l’occasion de changer de vie pour réaliser son rêve. Devenue passeuse de livres, elle se fait tour à tour confidente, guide, médiatrice… De Cloé, la jeune fille qui prend son envol, à Bastien, parti à la recherche de son père, en passant par Tarik, le soldat rescapé que la guerre a meurtri, et tant d’autres encore, tous vont trouver des réponses à leurs questions.

Laissez-vous emporter par ce voyage initiatique au pays des livres.

Mon avis

Ce roman est une mine de citations à garder pour la vie et il est l’exemple même de ce que je recherche dans une lecture, des émotions, du voyage, des remises en questions, de la beauté et des sourires.

Voici donc le programme de cette lecture, et il vous faudra lire le roman comme la préface d’Erik Orsenna, un bijou.

Je n’en dirai pas plus car cette lecture fut très personnelle et intime. Je vais juste vous laisser avec quelques citations du roman. Ces lignes m’ont marqué et je ne les lâcherai pas de sitôt, pour tout un tas de raisons.

Si vous aussi ces paroles vous touchent alors vous devez lire ce roman, et vite!

« Le lecteur qui va passer plusieurs heures au contact du papier doit avoir du plaisir; celui de la page que l’on frotte entre deux doigts avant de la tourner, de la couverture que l’on caresse comme de la soie, de la tranche que l’on peut poser devant ses lèvres sans se couper au fil des feuilles. On doit pouvoir se coucher nu sur du papier comme dans les draps d’un lit qui ont séché au vent et au soleil! Je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de plaisir à se coucher sur une tablette numérique… » 😊 (page 70)

« J’aime la tranche des livres. Lorsqu’ils sont rangés dans les rayons, on les regarde avec la tête légèrement inclinée, comme si nous les respections avant même de les avoir ouverts » (page 23)

« la lecture offre la plus belle évasion, même à celui qui ne quitte jamais son territoire. » (page 139)

« Car un livre, un vrai livre vous bouleverse. Il réveille en vous le royaume des désirs, le peuple des possibles, l’indomptable Armada des ‘pourquoi pas?’. » (page  10 – E. Orsenna)

« pour réussir son mariage il ne [faut] jamais oublier l’usage de trois mots indispensables: ‘merci’, ‘s’il te plaît’ et ‘pardon’. ‘Merci’ pour ne jamais considérer un gentil geste de l’autre comme une habitude. ‘S’il te plaît’ pour que les demandes ne deviennent pas des ordres au fil du temps. Et ‘pardon’ car on ne passe pas toute une vie sans se faire mal, et qu’il est alors indispensable de s’en excuser. » ❤️(page 263)

N’hésitez pas à me dire en commentaire celle que vous préférez!

Belle lecture et à très vite.

C.

Chapter 32 -La délicatesse du homard

… de Laure Manel, publié ici chez le Livre de Poche.

Quatrième de couverture

François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. A son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle dit s’appeler Elsa mais refuse de répondre à ses questions. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…

Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir? Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

Mon avis

Ce livre apparaissait tellement dans mes réseaux que j’ai craqué et il a fait une entrée fracassante dans ma PAL.

Lu très rapidement, ce roman m’a emportée.

Tout y est: une intrigue qui tient la route et se dévoile en toute délicatesse, des personnages attachants, des sourires émus, des secrets bien gardés, des frissons, de l’amour du vrai…

Les descriptions précises, sans être barbantes, nous laissent ressentir les embruns, imaginer les chevaux au galop, deviner les regards intimidés, supporter les souffrances cachées.

Les personnages complexes dévoilent leurs blessures petit à petit, des blessures qui peuvent certainement (et malheureusement) être celles d’une vie hors des livres, et c’est cela la force de ce roman.

Je ne connais pas les sources d’inspiration de l’auteure (autrice?) mais je serai ravie d’échanger avec elle car j’ai sincèrement était bouleversée par cette lecture.

Une belle découverte, premier roman lu de Laure Manel et ce ne sera pas le dernier.

Bonne lecture – Keep reading

C.

Chapter 31 – Changer l’eau des fleurs

… de Valérie Perrin, ici dans une édition France Loisirs.

Quatrième de couverture:

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires se révèlent lumineuses.

Après l’émotion et le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin nous fait partager l’histoire intense d’une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur.

Un hymne au merveilleux des choses simples.

Mon avis:

Après avoir dévoré son premier roman l’année dernière, je savais que je ne serais pas déçue par Violette et son cimetière.

Plusieurs époques, plusieurs vies, des secrets et des douleurs, des rires et du bonheur. Voici le programme de ce très joli roman, qui flirte parfois avec le polar.

La vie n’a pas épargné Violette qui, malgré tout, arrive à trouver la force de sourire dans les petites choses du quotidien que Valérie Perrin sait merveilleusement mettre en valeur.

Sans vous en dévoiler trop, il y aura des histoires d’amour, des tragédies, une révélation renversante à la fin du roman, et des rires.

Je vous souhaite une bonne lecture, prenez soin de Violette et gardez le sourire 😊

 

Chapter 30 – Reine-May et Chat Taigne

Une nouvelle découverte littéraire avec Colline Hoarau (merci Alycia!) et deux jolies lectures.

  • Le rêve de Chat Taigne, illustrations de Ben Renaut, publié chez Evidence Editions, à partir de 6 ans et adapté aux lecteurs dyslexiques.

Compagnon de Clémentine, veuve suite au décès de son marin de mari Colin, Chat Taigne a un rêve: aller à l’école et apprendre comme ces enfants qui passent tous les matins devant sa maison.

Et quand l’amour s’en mêle tout va mieux!

J’ai aimé l’histoire, les illustrations aux couleurs pastels, les rimes et les jeux de mots.

Une jolie histoire, testée et approuvée par ma fille!

  • Sois sage, Reine-May, publié aux éditions Dédicaces.

Quatrième de couverture

A dix ans, Reine -May quitte son île, la Réunion, pour être adoptée par un couple de Bretons dans le Centre Bretagne, à Sainte Tréphine. Quelques années plus tard, elle reçoit une lettre. Elle doit venir régler des affaires dans l’Océan Indien. C’est un voyage dans le temps dans deux univers différents: la Bretagne et la Réunion.

Le lecteur plonge dans les charmes de ces régions éloignées.

Reine-May a un secret que nous serons amenés à deviner et à découvrir.

Mon avis

Une des raisons qui font que j’aime lire est la possibilité de voyager assis dans son canapé, lit, fauteuil, train… (vous choisissez!) Avec ce roman cette sensation de voyage prend tout son sens.

Des allers-retours entre la Réunion et la Bretagne, le sens du détail, le mélange des cultures et un texte engagé:

« Parfois, je me demandais, en entendant des discussions, pourquoi on demandait aux étrangers venant en France d’apprendre la langue, de s’habiller à l’Européenne. […] Est-ce que les Français installés au Gabon portent des boubous, parlent le gabonais et changent leur alimentation? » (page 40).

« Malgré l’ouverture sur le monde et les voyages, peu de gens savaient situer mon île. Parfois, ils la voyaient près des Antilles. d’autres, à côté de Tahiti, rarement proche de Madagascar, petit point près de Maurice, la cousine, tout en bas de l’Afrique. Les plus drôles imitaient mal l’accent africain qui n’était pas le mien. Tout le monde connaissait quelqu’un qui venait de là-bas. D’ailleurs, disait-il, c’était quelqu’un de bien sympathique, avec une pointe péjorative. » (page 74)

Le tout avec une intrigue qui tient la route ce qui ne gâche rien.

Une plume que je recommande tant pour les romans enfants que ceux pour adultes.

 

 

 

 

 

Chapter 29 ~ Mes mots sont les fleurs de…

…ton silence de Antoine PAJE, éditions Pocket. Cette nouvelle lecture a été choisie pour moi par mon Reading Club!

Quatrième de couverture

Arnaud n’écoute plus rien ni personne. Il a tout ce dont un homme peut rêver: une épouse docile, des enfants qu’il aperçoit à peine au petit déjeuner, plusieurs maîtresses à disposition. Mais un jour, la neige fraîche le surprend sur la route: il perd le contrôle de sa voiture. Plongé dans le coma, il reste alité, les yeux clos, apparemment inconscient. Et pourtant, Arnaud entend tout.

Ses proches se succèdent à son chevet, dévoilant leur vrai visage. Il comprend à quel point il s’est trompé, sur lui-même et sur les autres. Surviendront quelques cinglantes révélations et de magnifiques surprises. Et du silence vont éclore les fleurs les plus inattendues.

Mon avis

Je découvre cet auteur par hasard, le connaissez-vous?

Arnaud, le personnage principal, est imbuvable et se prend le juste retour de manivelle en pleine face. Voilà qui est bien résumé! Son petit dérapage non contrôlé le laisse à la merci de ses proches qui le torturent sans le savoir.

Les révélations à son chevet sont de plus en plus croustillantes au fil des pages. Certains personnages secondaires se révèlent encore plus égoïstes que lui.

Mais l’amour triomphe de tout et Arnaud va se rendre compte qu’il mène la vie dure à ceux qu’il aime le plus.

Le petit bémol, la (trop grande?) présence de la « voix intérieure » du personnage principal avec qui il échange, sa « Zone de Combat ». Cela engendre beaucoup trop de répétitions et n’apporte pas grand chose à l’histoire.

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Vous devez le sentir en lisant cet article, je ne suis pas très emballée par cette lecture mais ce roman est tout de même agréable et conviendra très bien à ceux qui n’aiment pas lire des « pavés » ou qui ont besoin d’une pause entre deux romans noirs!